Voyager seul ou accompagné

Voilà une question qui revient souvent quand on parle de voyages alors j’aimerais en parler aujourd’hui.

 

D’abord, les réponses types que j’entends en permanence lorsqu’on aborde le sujet de voyager seul :

  • Voyager seul fait peur…
  • J’oserais jamais !
  • Il y a des dingues partout !
  • Mais quand tu voyages seul, t’as pas peur de tomber sur un fou avec un crochet à la place du poignet qui erre dans la nature avec son vieux pardessus couvert de tache de sang à la recherche de sa prochaine victime ?

Euh, dans films d’horreur, il y a film.

J’ai toujours voyagé seul (sauf dernièrement en Nouvelle-Zélande). Et pourtant, durant tous mes voyages, je n’ai une qu’une mauvaise rencontre. Une seule mauvaise rencontre durant des années de voyage. Coïncidence ? Bonne fortune ? Destinée peut-être ? Ou tout simplement, les fous ne vivent pas dans les auberges de jeunesse. Enfin pas les fous dangereux. Les autres, ceux qui regorgent d’histoire de folie !

Bien sûr, comme dans toutes situations il y a des bons et des mauvais côtés. Voyager seul peut faire peur, mais au final voyager seul n’est pas la bonne appellation. C’est plutôt, partir seul. Car sur les routes, dans les bus, dans les auberges, dans une hutte abandonnée au milieu du Groenland, on rencontre toujours du monde avec qui discuter et faire un bout de chemin.

La hutte abandonnée au cœur du Groenland

Oui, même là.

Ok, ça serait mentir de vous dire que vous ne serez jamais seul. Mais c’est une bonne chose. Lorsqu’on se retrouve seul face à une situation délicate, on a pas le choix, il faut la gérer. Il n’y a jamais personne d’autres à blâmer que soi-même pour les décisions prises. C’est formateur. Oh oui, c’est dur. Mais on découvre des ressources cachées au plus profond de nous. Celles qui sont inaccessible quand on en position de compter sur quelqu’un d’autre pour nous sortir des galères. Alors que quand on voyage avec quelqu’un. C’est si facile de rejeter la faute sur l’autre dès qu’une chose cloche. Mais d’un autre côté, quand on voyage en duo ou en groupe, on est avec une ou plusieurs personnes de confiance (généralement en tout cas) et sur qui on peux compter. Les histoires ont plusieurs points de vue quand on les raconte, ce qui rajoute ce côté pittoresque.

Cependant, il faut savoir faire preuve de de diplomatie et parfois (souvent) faire des concessions pour satisfaire tout le monde. On ne peux pas juste abandonner l’autre si une situation ne se déroule pas comme prévu. Alors que quand on est parti seul, on est seul maitre à bord. On rencontre quelqu’un qui finalement n’est pas dans le même style de voyage ? Chacun part de son côté sans scrupule. Si quelqu’un n’arrête pas de se plaindre, pareil. Les auberges regorgent de voyageurs, parfois vous rencontrez des touristes là pour faire la fête et c’est fun pour quelques jours, mais si vous voulez visiter les ruines aztèques au lieu du bar maya, vous n’avez qu’un pas à faire.

Mais je ne peux résister à l’envie de vous parler de cette petite anecdote au Nicaragua. Je sortais tout droit du Honduras et ne trouvant que peu d’intérêt à Managua, la capitale du Nicaragua, ma décision fut prise. Je restais quelques nuits et poursuivais vers le Costa Rica. J’étais dans cette petite auberge à deux pas d’un bar restaurant à la déco un peu spécial. Le décor est posé. L’histoire commence.

Je m’assied et la table d’a côté, trois voyageurs sont assis. Nous nous sommes croisés à l’auberge. Je les salue et ils m’invitent à m’assoir à leur table. Je les rejoins.

bar-psychédélique-Managua-nicaragua

La déco est psychédélique !

Le courant est si bien passé entre nous que nous avons voyagé un mois ensemble à travers tout le Nicaragua avant de poursuivre deux semaines de plus au Costa Rica. C’était absolument incroyable. l’ambiance était si géniale que d’autres voyageurs se joignaient à nous en cours de route. Nous avons atteint notre maximum sur l’ile d’Ometepe où nous étions 8 !

Une telle chose n’aurait jamais pu se produire si j’avais été en groupe. Quand on voyage avec quelqu’un, on tend à rester dans « son » groupe. Dans les auberges, ça se repère assez vite. Le groupe de français, le groupe d’allemand. Impossible de s’intégrer. Ils sont là pour visiter un truc ensemble, pas pour faire des rencontres. Ils immobilisent la cuisine jusqu’à la fin du repas puis retournent dans leur dortoir ou sortent boire un verre en groupe. Chacun son style de voyage. J’aime faire plein de rencontre, donc je pourrais jamais voyager ainsi.

Si vous êtes comme moi, le meilleur moyen d’en faire est de parler à ceux qui trainent dans la cuisine, au petit-déj ou dans le salon, c’est le meilleur moyen d’avoir des belles discussion et parfois des rencontres incroyables. Parfois en voyage, on rencontre quelqu’un avec qui on tisse des liens si fort et si intense que ça en est insensé. Cette personne vous marque jusqu’à la fin de votre vie et vous ne connaissez même pas son prénom. C’est une chose indescriptible. Il faut le vivre pour le comprendre.

je ne peux que vous recommander de voyager seul. Vous arrêterez le jour où vous vivrez cette rencontre. Mais bon, d’ici là je ne me fais pas de souci, vous y aurez pris goût !

Sans oublier que les meilleurs histoires arrivent parfois quand on se trompe de chemin et qu’on se retrouve dans une situation grotesque. Bon, pour ça, seul ou à plusieurs, le résultat est le même. Il faut savoir raconter une belle histoire bien fausse et avoir une voie de sortie rapide si les choses tournent mal. Mais on en parlera peut-être plus tard…

 

Et vous, vous avez déjà tester le voyage en solo ? Vous préférez voyager seul ou accompagné ? Lâchez-vous dans les commentaires !

 

 

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