Surf volcanique au Nicaragua, 1/2

La frontière du Nicaragua traversée depuis le Honduras, je passe quelques jours à Managua, la capitale.

 

N’ayant que peu d’intérêt à mon goût, je ne passe qu’un week-end dans cette ville. Cependant, les rencontres ont été nombreuses en trois jours à Managua. Et puis il y a bien deux-trois trucs qui sortaient un peu de l’ordinaire.

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L’avant d’une voiture coupée en deux au beau milieu de la rue à Managua

En réalité, je ne pensais pas rester au Nicaragua. Managua m’avait refroidi et je voulais foncer vers le Costa Rica. Je n’étais pas trop chaud pour visiter les villes alentours. C’est Kathlyn, une allemande venue passer quelques jours à la capitale qui m’a incité à y aller.

« Leon est une petite ville pleine de charme ! C’est bien différent de Managua…  Là-bas tout est vivant et les rues sont bien plus belles qu’ici. Les maisons sont peintes de couleurs vives, les gens sont souriants. En plus, à l’école où je travaille, j’enseigne l’allemand aux petites sections, il y a plein d’européennes qui donnent des cours aux enfants ! »

Elle sait se montrer convaincante !

Alors je pars en direction de Leon, une petite ville coloniale au nord-ouest d’ici. Je suis accompagné de John, un sympathique irlandais rencontré il y a quelques jours en même temps que Kathlyn et Devon, un canadien, dans un étrange restaurant psychédélique aux murs couverts de mystérieux dessins.

 

bar-psychédélique-Managua-nicaragua

Un bar à la déco qui sort de l’ordinaire à deux pas de l’auberge

Il ne faut que quelques heures pour atteindre les portes de la ville colorée et même si le transport s’effectue dans des minibus similaires à ceux du Honduras et du Belize où nous sommes 30 pour un 12 places, ils sont quand même légèrement moins pourris.

Nous avons déjà prévu de rejoindre l’auberge dont Devon nous a parlé : le Bigfoot Hostel avec fiesta et grosse ambiance.

John et moi déposons nos sacs dans l’auberge. Il est déjà midi. Nous partons chercher un truc à manger. En errant à la recherche d’un petit restau, nous tombons sur un marché local.

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Le marché local de Leon au Nicaragua où fruits frais et brochettes de viandes sont à profusion

John achète des bananes pour le prix d’un cordoba (la monnaie locale : 1 euro équivaut à 34 cordobas).

Quant à moi, je tente ma chance avec un étrange fruit écarlate en forme de fleur ronde et aux extrémités teintées de jaune. Je jette un coup d’œil interrogateur à John.

« Dragon fruit señor » m’explique la vendeuse ayant compris mon geste.

Le Fruit du Dragon ? Intéressant. Le hic, c’est que je n’ai aucune idée de comment le manger.

« – Il faut le peler, la peau n’est pas comestible. suggère John.

– Bof, je sais pas. C’est joli. À mon avis, tout se mange. »

N’écoutant que mon courage, je plante les crocs dedans. C’est immonde.

« Mais retire la peau ! » s’exclame John en riant.

Faisant taire mon courage désormais bien refroidi et écoutant désormais les sages paroles de John, je tente l’extraction de la peau. Alors, alors.

Je tiens fermement l’étrange fruit dans la paume de mes deux mains, j’enfonce simultanément mes pouces jusqu’au cœur du fruit et écarte la peau pour révéler la chair rouge dégoulinante du fruit juteux. La peau se détache avec une facilité déconcertante !

« Yes ! »

Ravi de mon exploit, je croque dedans à pleines dents. Cette fois, le fruit est vraiment savoureux.

John et moi poursuivons notre balade à la recherche d’un restaurant. Je n’avais pas fait mon septième pas qu’un habitant local m’interpelle depuis sa boutique.

Les mains dégoulinantes de jus écarlate, je rétorque :

« – Que pasa ?

– Faut le manger avec du lime, amigo ! C’est bien meilleur !

– Ah ouais ? Dommage, j’en ai pas sous la main.

– Attends ! »

Il fonce dans sa boutique et accourt avec le fameux citron vert. Je le presse au dessus et les gouttes perlent sur le fruit exotique.

« Allez, vas-y ! » me demande l’homme impatient, le sourire aux lèvres.

Le goût du mélange est tout simplement sublime. Je remercie chaleureusement le nicaraguayen. Le seul problème de ce fruit, c’est qu’il est salissant. Mais genre vraiment salissant. Du style à avoir la main rouge écarlate après 5 lavages.

Bon, c’est pas tout ça mais cette histoire m’a ouvert l’appétit !

Après déjeuner, nous reprenons le chemin de l’auberge et tombons complètement par hasard sur Devon dans la rue. Il check John puis se dirige vers moi pour faire de même. Avec un grand sourire, je lui tends ma main rougie par le fruit, il hésite une seconde avant de taper. Ah ! Surprise !

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Lumière du soir sur une église coloniale à Leon

Dans la soirée, nous rencontrons de nombreux voyageurs du monde entier. La dernière fois que j’ai rencontré autant de monde en si peu de temps c’était à l’auberge de Reykjavik. La personne qui nous intéresse le plus dans cette histoire, c’est Vira. Une longue chevelure blonde, un visage fin et les yeux bleu intense, il me suffit d’un regard pour deviner qu’elle est allemande.

Elle nous raconte qu’il existe un super spot pour faire du surf volcanique pas loin et qu’elle compte s’y rendre demain. Du surf volcanique ? Ça à l’air dingue. Let’s go !

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