NZ21 : Kaikoura et bébé phoque

Nous dormons dans un village banal et au matin, partons vers Kaikoura, la ville réputée pour sa vie marine luxuriante.

 

Sur la route longeant la côte Est de Nouvelle-Zélande, nous avons pu apercevoir une bande de phoque paressant sur les rochers curieux de notre présence. Ah ! On s’approche !

Couple de phoque curieux paressant sur la côte Est de Nouvelle-Zélande

Couple de phoque curieux paressant sur la côte Est de Nouvelle-Zélande.

Deux voyageurs m’avaient parlé de cet endroit et je ne peux que vous la recommander également ! La ville elle-même n’est pas banale, mais les alentours sont exceptionnels. Des colonies de phoque à quelques pas de la ville, des bateaux et hélicoptères pour voir baleine et dauphins en mer, bref, la totale. Malheureusement, nous n’avons pas le temps d’aller voir les baleines et de toute façon, la météo s’est trop dégradée. Il pleut et le ciel noirci par les nuages ne présage rien de bon. Mais nous sommes déterminés à admirer les phoques dans cette ambiance de fin du monde. Notre premier pas sur la plage nous laisse apercevoir un bébé phoque dansant gracieusement dans les bassins d’eaux laissés par la marée.

Je tente une approche discrète cette fois encore. Je m’allonge sur le sol et rampe avec la GoPro le long de sa perche. Le bébé phoque, attiré par la curiosité de l’objet, s’en approche. C’est génial !

C’est un moment vraiment spécial. Je n’aurais jamais imaginé pouvoir assister à un tel spectacle en me levant ce matin !

Nous poussons l’exploration sur le haut de la crête et dominant désormais la grève déchirée abritant les colonies. Wow, d’ici, la vue plongeante est incroyable, les phoques sont innombrables !

Cette énorme colonie de phoques profite de la brise glaciale de Kaikoura

Cette énorme colonie de phoques profite de la brise glaciale de Kaikoura.

Nous empruntons le sentier escarpé descendant la montagne et ramenant sur la plage, quelques 60 mètres plus bas. La terre humide est glissante et plus d’une fois, je manque de perdre l’équilibre. Mais une fois en bas, la colonie est immense. Des centaines de phoques installés sur les rochers nous observent de leurs grands yeux mi-curieux, mi inquiets.

phoque paressant derrière un muret à Kaikoura

Vous savez ce qu’on dit, le regard ne ment pas. Pour celui-ci, il est vraiment génial !

On ne peut aller plus loin. La plage devient un sanctuaire sauvage servant à protéger les phoques des touristes parfois insistants.

Nous partons donc dans la direction opposée, retournant vers les bassins où le bébé phoque faisait ces acrobaties. La vue de la grève déchirée est tout simplement dramatique.

Plage dramatique de Kaikoura depuis les hauteurs

Plage dramatique de Kaikoura depuis les hauteurs

Quelle journée ! Dans le salon de l’auberge, je fais la rencontre d’un couple d’écossais et nous regardons ensemble le vieux « Total Recall ». C’est ce que j’aime dans les auberges. Après une journée à explorer des paysages superbes, la soirée change parfois totalement l’ambiance !

Le lendemain, nous prenons le ferry Picton-Wellington et passons la nuit dans la même auberge que la dernière fois.

Le problème reste le même qu’il y a deux semaines. Pour se garer, c’est l’enfer. Nous trouvons bien une place, mais il faut changer toutes les deux heures. A la nuit tombée, nous partons chercher les sacs de nourritures dans le coffre. Ah oui, il faudra également changer de place. La dernière fois heureusement. Julien est de l’autre côté de la rue. Je lui hurle donc :

« Alors, t’es garé où ? Je vois une place, je te la garde là-bas ! »

Une fille qui marchait juste à côté de moi, me regarde d’un air interrogateur. Ah oui, c’est vrai que ça peut être mal interprété d’hurler dans la rue dans une langue étrangère ! Je m’empresse donc de la rassurer :

« Oui, moi non plus je supporte pas les mecs qui hurlent dans la rue. »

La voilà rassurée de ma non-folie, ou presque. Elle sourit alors et me réponds :

« Fait toi plaisir ! »

Il pleut des cordes et c’est avec bien du mal que je garde la place de voiture. Les places sont chères a Wellington !

Au matin, nous traversons le Tongariro et passons non-loin de notre aire de camping, voilà de ça bientôt un mois. Je voulais droner mais le panneau indiquant qu’il s’agit d’une zone militaire m’oblige à renoncer. Dommage, la vidéo aurait été sublime ici !

J'imagine à peine ce que la vue doit donner depuis le ciel !

J’imagine à peine ce que la vue doit donner depuis le ciel !

La pluie diluvienne qui s’abat durant notre traversée du Tongariro devient de plus en plus violente nous contraint à stopper dans la ville de Taupo pour la nuit.

 

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