NZ 18 : Stewart Island, le sud de l’île sud

La fin de l’histoire approche. Mais avant de partir vers la pointe sud de l’ile, nous faisons le plein. Le 14eme depuis le départ. Oui, quand on aime les voyages, on ne compte pas !

 

Nous dépassons Invercargill pour stopper à Bluff, la ville la plus au sud de l’ile sud. Un ferry nous emmène jusqu’à Stewart Island, l’ile au sud de l’ile sud. Oui, ça en fait des sud !

Le ferry n’emporte qu’homme et provisions, aucun véhicule ne peut effectuer la traversée.

Terminal du ferry à Oban, seule arrivée par la mer possible à Stewart Island.

Terminal du ferry à Oban, seule l’arrivée par la mer est possible ici.

L’ile n’est pas bien grande sur la carte, mais une fois dessus, c’est loin d’être le cas. Le seul endroit habité se nomme Oban et mis à part les quelques kilomètres de routes goudronnées qui encerclent la ville, aucune liaison avec le reste de l’ile n’existe hormis les sentiers pédestres.

le port d'Oban, seule et unique ville de Stewart Island

le port d’Oban, simple et accueillant !

Seul des sentiers sauvages permettent d’accéder aux coins les plus reculés de l’ile. Mais nous manquons de temps. Il faudrait entre 10 et 15 jours pour accomplir le sentier qui ne fait qu’une partie de l’ile.

Sur l’ile, nous ne sommes que quelques touristes. Dans la cuisine, nous faisons la rencontre de Bettina d’Autriche et Peter d’Allemagne. Il y a également un couple de parisiens faisant du Whoofing sur l’ile depuis des mois. L’ile comporte donc 6 précieux touristes.

Centre ville d'Oban, la seule partie civilisée avant la forêt de Stewart Island

Centre ville d’Oban, la seule partie civilisée avant la forêt de Stewart Island

À la nuit tombée, Peter et Bettina ont prévus de faire la chasse aux kiwis, ces petits oiseaux au bec si particulier !

Pour espérer en voir un dans l’obscurité, il faut redoubler de patience et de persévérance. Malgré tout, les ténèbres nous enlacent. Il nous est impossible de distinguer quoi que ce soit !

Quelques lampadaires éclairant la route d’une violente lumière, brisent la noirceur nocturne. Nous poursuivons jusqu’à ce qu’aucun lampadaire ne soit présent. La nuit est désormais si claire ! Le ciel austral est parsemé d’étoiles. C’est curieux. Dans l’hémisphère nord, je connais la plupart des constellations alors qu’ici, elles me sont totalement inconnues. Je sais que la Croix du Sud existe, mais je ne saurais la distinguer dans cet amas d’étoiles. Cependant, la grande constante est là. La Voie Lactée, merveilleuse et claire. La dernière fois que je l’ai vu ainsi, c’était en Alaska. En France, on ne la voit même plus…

Ah ! Bettina voit une étoile filante.

« Fait un vœu ! » lui dis-je.

J’espère qu’elle a fait le vœu de voir un kiwi, ça nous serait utile !

Nous passons un bon moment à observer le ciel et à guetter le moindre bruit. Rien.

Nous poursuivons notre escapade nocturne et arrivons à la mer. Nous nous sommes bien arrêtés 3-4 fois quand un bruissement de feuilles ou un piaillement de kiwi se faisait entendre mais dès que nos lampes illuminaient les buissons, le bruit du kiwi fouillant le sol cessait.

C’est plutôt frustrant ! Soit on l’entend et on aperçoit qu’une ombre indistincte, soit on allume et tout disparait.

Nous revenons à notre premier spot, là où nous avions admirés les étoiles. Une lueur rougeoyante apparait à l’est. Elle croit doucement jusqu’à révéler sa source : la pleine lune. Elle est aussi rouge qu’un soleil d’hiver au couchant. Elle s’élève rapidement jusqu’à briller dans le ciel.

Lune rouge d'hiver se levant à l'est sur Stewart Island

Lune rouge d’hiver se levant sur les lointains rivages de l’Est

Peter est là depuis samedi dernier. Il connait d’autres coins ou on peut voir des kiwis. On retraverse le village et à chaque fois, je me rends sur la place principale. Un jeu d’échec géant ou je fais un coup à chaque fois. Nous entrons dans un champ boueux qui s’avère être un terrain de rugby. Et oui, n’oublions pas que nous sommes en Nouvelle-Zélande, le pays du Haka !

Une forêt encercle le terrain et je ne résiste pas à l’envie de m’aventurer dedans en pleine nuit. Ça me rappelle les Rocheuses. On marche, on glisse, on s’enfonce dans la boue. Et toujours pas de kiwis !

Nous prenons alors un autre sentier ou de nombreuses marches rendent la progression en pleine nuit dangereuse. Le sentier nous ramène au village et le froid devenu assez vif, désormais accompagné par la fatigue et une pointe de défaite, nous convainc de rentrer à l’auberge.

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