Nouvelle-Zélande 1, le pays du bout du monde

Ceci est la première partie d’une longue histoire contant mes aventures en Nouvelle-Zélande. Durant cette histoire, je serai en compagnie de Julien, mon camarade d’aventure.

 

Mais commençons par le commencement.

Nous partons de Paris en direction de Auckland avec la compagnie d’avion Cathay Pacific. Au total, il ne faudra pas moins de 27 heures pour atteindre le bout du monde en comptant les 6 heures d’escale à Hong-Kong.

L’avion était supposé décoller à 20 h mais au mois d’août, c’est l’époque de la mousson en Asie et le climat est plutôt chaotique. Un typhon a heurté Hong-Kong hier. Imaginez la pagaille qui en a découlé !

Julien découvre les joies des aéroports. Il n’a jamais pris l’avion auparavant. Mais il est plutôt confiant. Une chance car on a mis la barre assez haute. Il va passer de « jamais pris l’avion » à « 27 heures de vol jusqu’au bout du monde ». On ne peux littéralement pas aller plus loin. Ah, ca y est, on décolle ! 2 h de retard. Enfin, ça aurait pu être pire. Tous les vols des 15 dernières heures en partance de Hong-Kong ont été annulés, le nôtre a quitté l’Asie juste au bon moment !

Les gens s’assoit, s’installe, change de place, regarde des films, ronfle. Bref, la routine.

11 heures plus tard et nous sommes à Hong-Kong.

Escale à Hong-Kong avant d'atteindre la Nouvelle-Zélande !

Pas vraiment en forme pendant l’escale à Hong-Kong !

Alors Julien, partage ta première expérience de vol !

« – C’était pas mal même si les trous d’airs ne sont pas vraiment agréable. Et on a bien été secoué pendant l’atterrissage, c’est la partie du trajet que j’aime le moins !

– T’inquiètes, c’est pas aussi violent d’habitude ! » lui expliquais-je.

J’avoue que l’atterrissage n’était pas de tout repos ! Le typhon est peut-être terminé mais les nuages noirs et la pluie sont toujours là…

12 heures plus tard et nous sommes à Auckland.

Quelle heure est-il au fait ? Au premier abords, la réponse parait facile :

Il est 3h du mat pour paris, 7h pour Hong-Kong et 15h pour la Nouvelle Zélande. Vous parlez d’un décalage !

Bon, maintenant il reste juste un détail à régler…

Nous avons louer une voiture avec la compagnie Cardelmar. Il sous-traite à la compagnie néo-zélandaise Lucky Rental. Il n’ont pas d’agence dans l’aéroport. Il faut les appeler sur leur numéro gratuit avec le téléphone bleu (gentiment indiqué par l’office du tourisme).

« Ok, on arrive. RDV porte 11 dans un quart d’heure ! »

Bon. Nous attendons 5, 10, 15 minutes.

« T’es sur que c’est la bonne porte ? Elle a bien compris l’aéroport d’Auckland ? Le retard du vol aurait pas annulé la commande ? »

Toutes les question les plus loufoques y passe. Jusqu’au moment où nous apercevons un énorme van apposé d’un logo « Lucky rental », stationné devant la porte 11.

« – Euh… c’est pour nous ? On ne va pas conduire ça quand même ! On avait réservé une Nissan 4 places !

– Mais non ! réponds la demoiselle. Je viens vous chercher. La voiture est au dépôt. »

Sur la route, nous discutons en anglais avec la conductrice. Elle n’est pas néo-zélandais. Elle a un accent assez léger. Blonde, assez fine, jean et boots, un bonnet sur la tête recouvrant la moitié de son front et des lunettes sur le nez. Elle a le look d’une backpackeuse ou je ne m’y connais pas !

Mais je suis assez intéressé par ce qu’elle peux me raconter sur le mode de vie ici.

Plutôt île nord ou île sud ? La vie est chère ici ? Pas trop dur de rouler à gauche ?

Puis, à force de discuter je pose la question :

« – What’s your name ?

– Camille ! »

Ahhh, nous les français. Nous sommes partout !

Parlons un peu d’elle. Elle fait un Working Holidays. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un Visa qui permet de travailler dans le pays pendant 1 an. Plutôt pratique pour découvrir des pays sans trop dépenser. Il y en a au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et j’en passe. Mais reprenons.

Elle est arrivée ici en Mai et n’a pas encore découvert l’été austral. Elle aimerait voyager à travers tout le pays et mettre de l’argent de côté au passage mais c’est plus facile à dire qu’à faire…

Quand on lui raconte que notre auberge est la Bamber House elle rit :

« Eh ! mais j’ai travaillé là-bas en tant que cleaneuse ! Vous leur passerez le bonjour de ma part ! »

Elle a fait quelques petits boulot ci-et-là. Son boulot a Lucky Rental ne paie pas bien et elle compte bien quitter Auckland pour découvrir de nouveaux horizons.

Notre voiture est une Nissan Sunny. Oui, on n’a pas ça en Europe.

La Nissan Sunny automatique à Auckland, Nouvelle-Zélande

La Nissan Sunny automatique à Auckland, Nouvelle-Zélande

Bon, elle n’est pas toute jeune : 312 000 km au compteur, une petite fissure sur le pare-brise et des rayures sur les portières. Je sens les problèmes arriver.

« – Ça vous ennuie si je prends quelques photos ?

– Oui mais faites moi confiance, on s’en fiche des rayures ! »

J’assure mes arrières. Leur tarif était imbattable : 300€ pour un mois avec kilométrage illimité. Et puis, je fais confiance à tout le monde. C’est le démon à l’interieur de chaque homme que je ne crois pas (comprenne qui pourra).

La Nouvelle-Zélande partageant une histoire commune avec l’Angleterre, on y conduit à gauche. le volant est donc à droite.

Ça va demander un petit temps d’adaptation…

Bon, on a pris l’option de facilité, c’est une automatique. On aura pas à s’embêter avec changer les vitesses avec la main gauche déjà.

Julien prends le volant en premier. Il a eu le permis avant moi. Techniquement, il a donc plus d’expérience de route. J’aime ce genre de logique.

C'est lui qui conduit en premier ! à Auckland, Nouvelle-Zélande

C’est lui qui conduit à gauche en premier !

Mais malgré tout, la conduite est plutôt anxieuse. On roule douuuucement ! Après 27 h de vol, c’est pas vraiment la pleine forme et nous ne sommes pas trop de deux pour conduire. Heureusement, Julien a eu la bonne idée de télécharger l’application Google Maps. Du coup on dispose d’un GPS intégré avec les cartes disponibles même hors-connexion. Cool !

Nous arrivons sans histoire à la Bamber House.

Bon, j’espère que le dortoir sera calme. On a vraiment besoin de récupérer du voyage !

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2 Commentaires sur "Nouvelle-Zélande 1, le pays du bout du monde"

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Berut
Invité

Enfin on va avoir les détails de ce voyage 🙂 hâte de lire la suite !