Nouvelle-Zélande 3 : Cap Reinga & surf des sables

Ceci est la partie 3 des aventures en Nouvelle-Zélande. Retrouvez la partie précédente pour connaître l’histoire complète !

 

Nous passons la nuit dans une auberge plutôt sympathique et au matin, nous nous rendons à la Ninety Miles Beach, la plage des 90 miles.

La plage des 90 miles, Nouvelle-Zélande

La plage des 90 miles à marée haute. Les vagues recouvrent tout !

 

Il est impossible de rouler le long de la plage excepté en bus. Nous avions prévu de faire du drone (nous appellons ça « droner ») mais la tempête de vent qui s’abat sur la péninsule depuis hier fait tomber à l’eau notre projet. Dommage !

La plage est horriblement venteuse. Accompagnée par la marée haute, toutes les conditions sont rassemblées pour nous empêcher de faire plus de 20 pas sans être repoussé par les vagues ! Bon, rien à faire, la plage a raison de nous. Direction, le cap !

1h30 de voiture est nécessaire pour atteindre le cap Reinga depuis  le village de Kaitaia. Mais une fois là-bas, le spectacle dramatique qui s’offre à nos yeux valait bien le trajet !

Plages et dunes du Cap Reinga, Nouvelle-Zélande

Imaginez le paysage de rêve des plages et dunes du Cap Reinga !

À gauche, les vagues s’écrasant sur les dunes de sable. À droite, la végétation éparse et rase le long du sentier menant au phare. Le vent souffle violemment et ses bourrasques parviennent à déstabiliser plus d’une photo !

Phare du Cap Reinga, Nouvelle-Zélande

Le long sentier menant au phare du Cap Reinga

Heureusement, une fois au pied du phare, un incontournable des pays lointains : Le fameux panneau indiquant les distances des diverses villes autour du monde : Vancouver, Sydney, Pole Sud. Tiens, prenons Londres par exemple à 18’000 km de là. Je crois qu’il sera difficile d’aller plus loin !

Panneau de distance du Cap Reinga, Nouvelle-Zélande

Le fameux panneau. Presque aussi proche de Vancouver que de Londres, à 6000 km près !

Après avoir fait chauffer nos appareils et pris une tonne de photos, nous retournons à la voiture. À la vue du panneau : « Dunes de sable : 3 km », il n’y a pas une seconde d’hésitation : nous y allons !

La route qui y mène est une route de gravier et avec notre Nissan de 315’000 kms, je roule au pas. Les nids de poule et les trous d’eau m’inquiéte un peu. Adieu la caution si la roue explose !

Mis à part un troupeau de moutons qui s’est enfuit à notre passage, nous arrivons sans histoire aux pieds des dunes. L’auberge loue des planches de surf de sable pour 20$ pièce. Mais comme la réceptionniste et moi avons bien fait connaissance depuis hier, elle me fait un clin d’œil :

« – Prends en deux et sauve toi Loverboy (première fois qu’on me le sort celui-là), tu me les rapportes ce soir !

– Yeah, merci ! »

Eh bien ! Me voilà avec deux planches gratuites. Comme quoi, il suffisait de sourire ! Surf des sables attention, j’arrive !

Dune de sables du Cap Reinga, Nouvelle-Zélande

Dune de sables du Cap Reinga, Nouvelle-Zélande

L’ascension des dunes humides est harassante. La pente est raide et le sable glissant ! Sans compter le vent violent qui nous envoie le sable dans les yeux et qui tente sans cesse de de nous arracher la planche des mains !

Mais bravant l’adversité avec courage, le sommet est vaincu. Bon, ce n’est qu’une trentaine de mètre de hauteur, mais le bonheur est palpable.

« Alors, on se lance ? dis-je impatient à Julien. Quoique… On va peut-être tester les planches sur les petites avant de faire la grande !

– Ok ! »

Nous continuons notre progression un peu plus loin dans les dunes, histoire de se faire la main avant d’attaquer la chute libre.

Après quelques essais, je suis chaud. Je passe en premier ! Ah mais attendez, voilà quelqu’un qui approche.

«- Bonjour ! nous lance une demoiselle blonde aux yeux verts, emmitouflée dans sa doudoune.

– Je me demandais… nous avons des planches mais je ne sais pas si ça marche avec le sable mouillé ?

– Mais oui, c’est encore plus rapide quand il est mouillé, regarde ! »

Je me lance mais la planche avance à peine.

Hmm, non pas vraiment en fait.

«- Je ne suis pas convaincue…

– Je vais te dire un truc, miss. Tu as fait tout le chemin jusqu’ici avec des planches de surf des sables. Si tu veux partir, c’est toi qui vois. Moi pas question de renoncer ! » dis-je avant de me lancer à toute vitesse dans la grande pente.

Oui, je voulais donner un côté dramatique à ma phrase.

Le sable est mouillé, je dévale la pente à toute vitesse jusqu’en bas. L’atterrissage est difficile. Plein de sable dans les yeux et un buisson dans la face pour terminer la glissade en beauté. Vient le tour de Julien. Puis je remonte au sommet pour un second coup.

La journée est un succès fracassant. Pour célébrer ça au diner : spaghetti au thon ! Whouou !

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