Nouvelle-Zélande 2, en route vers le nord !

Suite de l’article sur l’arrivée en Nouvelle-Zélande. Le voyage débute fort !

 

Dès notre arrivée à l’auberge, nous sommes surclassés dans une chambre twin.

Yeah, le destin est avec nous ! On se reposera mieux que dans un dortoir bruyant.

Nous déposons nos sacs et partons retirer des dollars néo-zélandais. On en aura besoin…

Nous sommes situé dans le quartier du Mont Eden, au sud d’Auckland. Comme notre estomac crie famine, nous partons en quête d’un restaurant  À Mont Eden Road, un petit restau nommé Corner Burger nous tente bien.

On prend le burger a l’agneau et des frites maison. Waw ! Le repas est juste un délice !

Un détail diffère de l’Europe : les serveuses ne laisse pas la carafe d’eau sur la table. En revanche, elle passe regulierement nous proposer à boire. Ah, les us et coutumes du monde !

Le repas englouti, nous rentrons à l’auberge. Fiou, je suis crevé !

Le lendemain, nous prenons la route pour le nord du pays. Oui, une nuit de sommeil et hop ! On repart. Bon, l’auberge était complète ce soir et nous avions la flemme d’en chercher une autre ici. Allez, poussons un peu le rythme !

Notre but : Atteindre la pointe nord de l’ile, le cap Reinga.

Après concertation, nous passerons par la côte Ouest pour monter et Est pour redescendre. En route !

Julien pointant l'horizon à Northland, Nouvelle-Zélande

Julien pointant l’horizon à Northland, Nouvelle-Zélande

Départ d’Auckland à 11h après un réveil difficile et un passage à Countdown, le supermarché local.

Arrêt déjeuner dans un petit village plutôt banal nommé Wellsford. C’est le moment de switcher de conducteur. À mon tour de conduire à gauche ! La voiture tire un peu sur le côté et il faut lutter un peu au debut mais on s’y habitue. En ce qui concerne la conduite a gauche, elle est bien moins compliquée qu’il n’y parait. En réalité, ce n’est ni conduire sur la voie à gauche, ni le retro intérieur qui parait tout le temps mal réglé, ni les ronds-points à prendre en sens inverse qui sont compliqués.

Le cerveau est un outil merveilleux. On lui dit de tout inverser et il fait le boulot. Tant et si bien qu’il inverse tout comme un miroir. Ce qui à droite est a gauche ? Pas de problème !

Oui ? Mais non. Car les essuie-glaces et les phares sont toujours à leurs places, eux. Donc on actionne sans arret les essuie-glaces au lieu des feux et vice versa.

Mais comme tout, après une période d’adaptation, on s’y fait et on peux enfin se focaliser sur les routes néo-zélandaises. Elles sont étroites et sinueuses et les locaux conduisent comme des dératés. D’innombrables virages indiqués chacun par la vitesse à prendre.

Arrêt photos sur la SH12, Nouvelle-Zélande

Arrêt photos sur la SH12, Nouvelle-Zélande (et le panneau « virage à 65km/h » derrière)

L’heure du déjeuner venue, nous stoppons dans un restau familiale à Helensville. Le plat du jour : Agneau accompagné par des légumes du coin. Miam !

L’un des légumes dominant ici, c’est le Kumara, une espèce de patate douce assez savoureuse. Ils en garnissent presque tous les plats !

L’heure tournant, nous repartons. Il est temps de quitter la route principale, la State Highway 1 (SH1). C’est la route qui traverse les deux îles et qui est la mieux entretenue. Mais dès qu’on la quitte, l’état des routes devient tout de suite plus hasardeux. Nous empruntons la SH12, la route qui longe la côte Ouest de Northland. Sur la carte, elle parait être droite.

« Bon, au moins on ne devrait pas trop souffrir pour cette partie ! »

Tu parles ! En réalité, c’est virage sur virage dans la campagne !

Campagne de Northland, Nouvelle-Zélande

Campagne de Northland, Nouvelle-Zélande

Et plus nous nous raprochons de la côte, moins on voit la mer. Oui, moi aussi j’étais surpris. Nous traversons la forêt Waipoua Kauri, une forêt primaire magnifique, certes, mais pas vraiment praticable. Le mot sinueux serait un doux euphémisme ! Le panneau annonce la couleur :

« Virages les 23 prochains kilomètres. »

Imaginez la route. À gauche, puis à droite, puis à gauche, puis à droite. Puis à gauche, puis à droite. Enfin vous voyez le tableau : estomac fragile s’abstenir. Le nôtre, heureusement, est bien accroché. Une chance qu’on ai rechangé de conducteur après le repas, c’est Julien qui conduit ! Mouahah !

Après 3/4 d’heure à arpenter la SH12 à travers la forêt, nous apercevons une petite route en piteuse état s’engouffrant dans le coeur des bois. Ne resistant pas a l’appel de l’inconnu, nous faisons un détour. Cette route est vieille. Un panneau « Bus scolaire » littéralement couvert de mousse annonce la couleur.

Panneau de bus scolaire à la forêt Waipoua Kauri, Nouvelle-Zélande

Panneau de bus scolaire plutôt âgé au beau milieu de la forêt Waipoua Kauri

Nous sommes stoppés par une barrière bloquant le passage.

« Nous continuerons à pied ! »

Julien prends son appareil photo, j’installe ma gopro sur le front et hop, en route vers l’aventure !

Sur la droite une rivière imposante s’ecoule rapidement. Sur la droite, des arbres que je n’avais jama mis vu auparavant.

« Ça ressemble à la jungle… » pensais-je.

Forêt primaire de Waipoua Kauri, Nouvelle-Zélande

Forêt primaire de Waipoua Kauri, une vraie jungle !

Le sentier de terre s’arrête 200 mètres plus loin. Des arbres effondrés obstruent le sentier.

Qu’importe ! Nous enjambons l’un, passons sous l’autre. Evitons de justesse un énorme champignon poussant tranquillement sous l’un d’eux.

Et plus nous poussons l’exploration, plus le sentier disparaît pour ne laisser place qu’à un lit de rivière asséché.

En le remontant, et tout en prenant garde de ne pas glisser, nous atteignons finalement la rivière imposante. Impossible de traverser tant le courant est rapide. Quant à la température, elle est loin d’être agréable en cette période de l’année !

Rivière sauvage dans la forêt Waipoua Kauri, Nouvelle-Zélande

Rivière sauvage traversant la forêt Waipoua Kauri

Rebroussant chemin et bien satisfait de notre découverte importune, nous continuons notre avancée vers le nord. Nous avions espoir d’atteindre le cap Reinga avant la nuit mais en quittant Auckland à 11h, c’était mission impossible. Nous atteignons Kaitaia à 18 h, épuisé par une journée riche en péripéties.

« C’est ici qu’on arrête ! On poursuivra demain ! »

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