New York City, partie 2

Comme d’hab, retrouvez le premier quartier de la Grosse Pomme !

 

Reprenons là où nous avons laissé l’histoire, c’est à dire juste après avoir quitté Time Square par une belle matinée de printemps.

Je suis à Midtown, je dois aller à Downtown.

Je me dirige vers le Sud, jusqu’au port. C’est ici où pour quelques billets verts, il est possible d’embarquer sur un bateau touristique qui m’emmène faire un tour sur Liberty Island, l’île de la Statue de la Liberté. Enfin, « sur ». Plutôt autour, puisque le port de l’île a été littéralement ravagé par Sandy l’ouragan, Il est impossible d’accoster ! C’est bien ma veine !

Mais nul besoin d’accoster pour l’admirer. Elle est majestueuse, trônant fièrement sur son île, pointant le flambeau de la liberté vers le ciel et les tables de la loi sur son cœur.

Statue de la Liberté sur Liberty Island, New York

Statue de la Liberté éclairant le Monde sur Liberty Island, New York

Plus on se rapproche, plus on se rend compte de sa taille. La Liberté éclairant le monde (le nom de la statue donné par quelqu’un de modeste) est immense. Quand je pense qu’elle est venue de France par bateau ! Une statue de 92 mètres de haut !

Pour la petite anecdote, elle est tournée vers l’Est, l’Europe, en symbole des liens qui nous unissent.

Nous retournons au port en passant sous les ponts de l’île de Manhattan. Il fait plus chaud qu’hier mais sur le bateau, l’air devient rapidement frisquet !

Pont et gratte-ciels de New York depuis l'Hudson river, USA

Pont et gratte-ciels de New York depuis l’Hudson river, New-York

De retour dans ma chambre d’auberge, j’ai une étrange sensation de nostalgie. Je suis curieux de savoir si elle va s’endurcir ou se dissiper.

Mon ancien voyage de 11 mois avait été si éprouvant, tant physiquement que mentalement, qu’à la fin, je n’en pouvais plus, je voulais réellement rentrer. Combien de temps me prendra celui-ci ? Voilà une bonne question. Je ne vois pas d’autre alternative de toute façon. J’étais à bout à Paris. Partir travailler à l’hôtel à 4 h 30 du matin et revenir à 20 h pendant presque un an m’a fracassé. Au moins, j’ai mis de quoi voyager pour un bout de temps !  Et je sais que malgré toutes ces difficultés et tous mes doutes, il y a une raison. J’ai passé ma vie d’adulte à suivre la route qui m’a été tracée, à accomplir ma destinée, quel qu’en soit le prix. Je réponds à l’appel de l’aventure.

Je suis épuisé. Dormons. Demain sera un autre jour.

Cette matinée ensoleillée m’amène vers Central Park, le coin de verdure de New York.

Il a beau faire plus frais que je ne l’espérais, je suis bien heureux d’être venu au printemps ! Tous les arbres sont en fleurs, le parc est rempli d’oiseaux migrateurs (Le parc en abrite un bon nombre durant la saison migratoire) et d’écureuils et le lac regorge de poissons, de tortues et de pêcheurs. Oui, il y a des tortues à Central Park.  On en apprends tous les jours, pas vrai ?

Un gratte-ciel de New York dépasse au loin depuis Central Park

Un gratte-ciel de New York dépasse au loin depuis Central Park

Bon, les pêcheurs appliquent le « catch and release », méthode qui consiste à relâcher le poisson tout de suite après l’avoir sorti de l’eau sans le blesser. C’est juste pour le plaisir de la pêche. De toute façon, je doute que quiconque veuille manger des poissons vivant dans le lac de New-York City, même si ce lac est à Central Park ! N’empêche, j’aimerais le voir en hiver, transformé en piste de patin à glace !

Chose curieuse ici, la chaleur radiante des bâtiments modifie légèrement les saisons, ce qui fait que les arbres entrent en floraison plus tôt que dans les forêts alentour de l’état.

Le sentier me conduit au cœur du parc, jusqu’aux pieds de « L’aiguille de Cléopâtre », un obélisque vieux de 3500 ans offert par l’Égypte en 1831 en cadeau diplomatique. À ce qu’il parait, il aurait fallu 7 mois pour l’acheminer d’Alexandrie à ici. J’en oublierais presque où je me trouve. Ou peut-être quand je me trouve ?

L'aiguille de Cléopâtre au coeur de central Park, New York

L’aiguille de Cléopâtre, Obélisque égyptienne au cœur de central Park, New York

Au milieu des arbres, les gratte-ciels ne sont plus visibles et le vacarme incessant disparaît alors pour laisser place au chant des oiseaux. Même les statues semblent admirer avec fierté la beauté de cet endroit. Je vois des gens faire du yoga, pique-niquer, courir. Il y a même un vieil homme faisant du Tai-chi sous un arbre en fleur. Je reste ébahis devant un tel spectacle !

Arbres en fleurs au printemps à Central Park, New York

Vieil homme et Tai Chi sous un arbre en fleurs au printemps à Central Park

Finalement, je suis rattrapé par la réalité. Mon estomac gronde. À la sortie, je jette un œil sur la gauche. Tiens, mais que vois-je ? Un stand de hot-dog ? Après tout nous sommes en Amérique. Le hot dog à 1$50, c’est correct. Comparé au reste, c’est même rien du tout. Tous les restaus sont hors de prix ici et en ce qui concerne la cuisine à la maison, euh … comment dire … prenons un exemple !

Hier, je cherchais à acheter des spaghettis (comme au bon vieux temps). Les seuls disponibles dans les 4 magasins du bloc existaient uniquement en boite de conserve. Des spaghettis en boite de conserve, sérieusement ?

Je crois qu’une semaine à New York City m’a suffi ! Demain, j’irai à Chicago.

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3 Commentaires sur "New York City, partie 2"

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Stéa
Invité

Salut beau gosse, une question (encore !! lol)… tu écris pendant tes voyages (genre sur un cahier, prendre note des noms de lieux ou des émotions etc…).