Montagnes et tourbières au Connemara, 1/2

L’Irlande, l’ile d’Emeraude dans toute sa splendeur

Mon voyage à débuté en Angleterre et après quelques jours à arpenter le sud du pays, j’ai pris le ferry et ai tracé ma route jusqu’ici, dans les paysages idylliques du Connemara.

 

Dès mes premiers pas dans cette région verdoyante d’Irlande, un bon sentiment m’envahit. Une forêt primaire m’ouvre les bras, le vent caresse les monts et les plaines et j’aperçois déjà les montagnes des Three Sisters (« les Trois Sœurs » pour les nuls en anglais) au loin.

Parc-national-montagne-foret-Connemara-Irlande

Montagne et forêts du parc national du Connemara, Irlande

Ça commence fort !

Mes pas me guident jusqu’au prochain village. En voyant le nom sur la pancarte, je m’exclame :

« Yeah, super ! »

D’après les rumeurs capturée ci et là dans les auberges précédentes, il s’agirait DU village à absolument visiter ! Ses deux rues principales se croisent et à chacun des angles, un Pub irlandais y est installé. Deux rues, quatre angle, quatre pub à moins de 20 mètres d’intervalles chacun. Je sens déjà le folklore. Et quel est donc le nom du village ? Letterfrack.

L’auberge est indiquée par un panneau grossièrement posé au croisement des routes.

Je remonte la route, passe dans un bois, longe une clôture et arrive finalement à « The Old Monastery Hostel« , la fantastique auberge dont Camille et Julien, deux français visitant l’Irlande, avait fait le plein d’éloges. N’empêche qu’ils m’ont laissé une forte impression ! Le détail marquant : ils étaient tous deux camionneurs ! Ils étaient adorables, je les ai rencontré en faisant du stop pour aller à Galway (mais ceci est une autre histoire).

En ce qui concerne l’auberge, c’est une vieille bâtisse en bois bien entretenue se tenant un peu à l’écart du village. Sous une large toile couvrant le jardin, quelques chaises confortables encerclent une table basse en bois. Ce doit être la réception.

Une belle fille fine et blonde, portant grosses jean usé et chaussures de rando, est assise sur un divan devant l’entrée de la vieille maison. Elle est concentrée à rouler sa cigarette. Lorsqu’elle me vois, elle redresse la tête et je distingue l’éclat du rêve quitter ses yeux. Elle était perdue dans ses pensées.

« Bonjour ! » s’exclame-t-elle avec un grand sourire.

Je suis donc accueilli par Maud, une française venue ici pour travailler et profiter de l’Irlande qu’elle adore.

vue sur Letterfrack au Connemara, Irlande

Vue sur Letterfrack depuis une montagne entourée par la brume au Connemara, Irlande

Elle me fait visiter les lieux et j’avoue n’avoir jamais vu une auberge aussi géniale de ma vie ! Ce lieu regorgent d’étrangetés et de bric-à-brac en tout genre. Un vieux piano inutilisable, des lampes à huiles datant d’une autre époque, des tableaux représentant divers paysages folkloriques, et bien d’autres bizarreries …

Comme toute demeure irlandaise qui se respecte, l’auberge possède une vieille cheminée à tourbe, ce combustible typique de l’Irlande. Les cheminées à tourbe sont par essence, différentes des cheminées à bois. Elles ont besoin d’une plus grande arrivée d’air, mais dégagent moins de fumée.

Et comment ne pas citer les douches pour le moins originales ! Faiblement éclairées par des petites lumières de toutes les couleurs plus semblables à des ampoules de guirlandes que des lampes, je ne saurais dire si l’ambiance correspond plutôt au style cozy ou film pour adulte.

Et une fois le tour terminé, elle me montre mon lit. Ah ! Je ne suis pas seul dans le dortoir. en entamant la discussion avec l’assemblée, je fais la rencontre de mes camarades de chambrée : Un vieil irlandais à la longue barbe blanche, deux allemands, deux français et une française.

Il y a un paquet de compatriotes dans ce village, ça me laisse facilement imaginer que Letterfrack doit être référencée dans un quelconque guide touristique !

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

avatar
  Subscribe  
Me prévenir