Déjà vu en Uruguay, partie 2

En auberge, on s’habitue à dormir vraiment dans n’importe quelle conditions. Mais parfois, par fatigue ou par usure, nous perdons nos résistances et le confort redevient nécessaire. C’est souvent là que les ennuis commencent … Retrouvez la partie 1 de l’histoire ici !

 

Mais oublions le passé et concentrons-nous sur le présent.

Au matin, après une nuit des plus agitées, le réceptionniste m’avoue que le vieux français l’a réveillé aussi et qu’il est vraiment désolé. Il ne s’attendais pas à avoir un client pareil. Pour se faire pardonner, il m’offre le petit-déj.

« Super ! »

Fruits frais, céréales avec du lait, jus de fruit thé et café. Pas de doute, je suis loin du poulet au manioc et aux légumes d’Amazonie.

Mais je dois l’avouer, j’en avais bien besoin !

L’estomac plein, je quitte l’auberge. Une nuit m’a amplement suffit ! Il faut écouter les signes du destin. Les gens écoutent bien trop rarement les signes. Quand tout pointe vers la sortie, il ne faut pas résister. Comme mon père me disait toujours :

« Si tu suis ton destin, il te guide. Si tu lui résistes, il te traîne. »

Alors je le suis. Et la preuve que ça marche, le destin ne m’a jamais déçu. parfois j’ai souffert, parfois je ne voyais aucune échappatoire. Et pourtant me voilà. Je n’échangerai ces moments et ces expériences pour rien au monde. C’est la grande aventure de la vie. 

J’élargis un peu mon cercle d’exploration de Montevideo par rapport à hier. Je m’éloigne un peu plus du centre en longeant le bord de mer. Le sapin je n’arrive pas m’y faire. Ici, en hémisphère sud, Noël est synonyme d’été. Étrange de voir un sapin de Noël quand il fait 30°C. Ceux qui viennent de Martinique, Guadeloupe et autre îles paradisiaques sont plutôt habitués. Pour les Caraïbes, Noël est l’époque des crevettes, des gambas, du pain au beurre et du chocolat chaud hyper calorique ( je le sais, j’en ai mangé). Mais pour l’Europe, c’est vraiment déroutant.

Mes pas me mènent aux portes d’une place pleine d’échoppes. Un marché d’artisans y est installé. Aujourd’hui doit être samedi. je n’ai plus aucune notion du temps. Je ne sais pas quel jour on est, je ne connais même pas la date. Je sais juste que nous sommes en décembre. Ou peut-être fin novembre. C’est un sentiment plutôt apaisant. de savoir que je n’ai que faire de la date du jour. Je suis trop occupé à vivre. 

Arbres et plages le long de la mer à Montevideo, Uruguay

Arbres et plages le long de la mer à Montevideo, Uruguay

De l’autre côté du chenal Rio de la Plata se trouve l’Argentine et plus précisément sa capitale, Buenos Aires. Un ferry s’y rend régulièrement mais une sensation de manque, d’incomplet, me parcourt l’échine.

« Je suis en Uruguay. Je dois visiter un peu plus que la capitale. Montevideo n’est peut-être pas représentative de l’ambiance générale du pays. Allons découvrir une ville de plus. Mais laquelle ? »

Sur cette phrase, un souvenir en particulier remonte à la surface de ma mémoire.

« Quand j’avais pris le bus traversant le Paraguay, j’avais fais la rencontre d’un voyageur français, murmurais-je. Comment s’appelait-il déjà ? Hm… Ah oui, voilà ! Christophe ! Il m’avait parlé d’une petite ville coloniale pleine de charme à l’ouest d’ici, son nom était doux et chantant, c’était, c’était … Colonia del Sacramento ! »

Rues anciennes du village plein de charme de Colonia del Sacramento, Uruguay

Rues anciennes de Colonia del Sacramento, Uruguay

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