Déjà vu en Uruguay, partie 1

Au sud de l’Amérique du sud, juste au dessus de l’Argentine, existe un pays des plus uniques : L’Uruguay. Je ne prétends pas l’avoir exploré de fonds en comble. Mais je raconte dans ces quelques lignes mon séjour.

 

Je quitte Rio de Janeiro et le Brésil en direction de Montevideo en Uruguay (et non pas le Paraguay, faut suivre un peu !). La forte sensation d’être de retour en Occident ne m’est pas forcément agréable. La vie est plus chère et loin des tropiques, les gens sont moins bronzés et moins souriants. Finies les échoppes de fortune dans la rue, les vendeurs à la sauvette, les parades en pleine journée et les extravertis faisant la conversation dans la rue ou au restaurant. Ah que je ne regrette l’époque où les inconnus m’accostaient dans la rue pour m’offrir du citron !

C’est triste mais plus je m’éloigne de l’équateur et plus la culture d’Amérique latine s’efface au profit du mode de vie occidental. Les filles font du jogging le long de la plage, les hommes pêchent près des rochers, les trentenaires sortent leurs labradors en famille, les couples de retraités marchent paisiblement, main dans la main, le long de la jetée avec leurs petits-enfants. Oui, c’est sur que conté ainsi, ça à l’air plutôt agréable. Et d’ailleurs je n’ai jamais dit que c’était déplaisant. Je dis juste que c’est une autre ambiance.

Ville de Montevideo au loin depuis le rivage, Uruguay

Ville de Montevideo au loin depuis le rivage, Uruguay

Montevideo a de belles plages bien propres, le gazon des parcs est bien entretenu et le soleil tape bien moins fort. L’endroit rêvé pour prendre sa retraite après une longue vie de dur labeur. Cependant, je n’y suis pas encore. Quoique…

La première chose à faire à l’aventure, c’est d’explorer les environs. Ma partie préférée. Histoire d’avoir une balade de ville en plus à accrocher à mon tableau.

En passant devant un sapin, je réalise soudainement que Noël approche. J’avais totalement oublié avec ce climat !

Sapin de Noel sous un soleil radieux à Montevideo, Uruguay

Sapin de Noel sous un soleil radieux à Montevideo, Uruguay

Je tombe très vite sur une superbe auberge. Visiblement ouverte récemment, l’accueil est des plus sympathique, l’endroit est propre et proche du centre-ville. Tout allait bien jusqu’à la tombée de la nuit. J’ai pour seuls compagnons de chambrée un australien ivre et un vieil homme français.

Devinez lequel des deux va me rendre dingue ?

Alors autant, dans les dortoirs à 50 où tout le monde roupillent fort, je peux faire avec.

Autant le vieux français de 70 ans qui se lève toutes les 5 minutes en faisant des halètements de cheval, ça me gonfle assez rapidement.

C’est pas possible, même à l’autre bout du monde, les français arrivent encore à me surprendre ! J’avais trouvé une petite auberge sympa, peu connue, amicale au possible et là, paf ! Sur 3 types dedans, faut que je tombe sur le chiant de service. « LA » personne bien connue des backpackers.

Ce cas où l’envie de se lever et d’étouffer avec l’oreiller la pourriture dérobant votre sommeil après une journée crevante vous traverse l’esprit. Des tas d’entre nous ont vécus des histoires similaires et la majorité d’entre eux avoueront sans aucune honte avoir la même idée.

Il y a le célèbre « je suis complètement pété à 3h du mat et j’allume la lumière en réveillant tout le dortoir » ou encore « je ronfle plus fort qu’un réacteur d’avion de chasse ».

Dans mes débuts, j’ai rencontré quelques cas plutôt sympathique. Tel que « je tambourine la porte à 1h du mat pour réveiller mon ami et m’en tape que tout le monde dorme ». Le numéro un : « j’ai mon portable qui sonne depuis 45 minutes et tout le monde est réveillé à part le propriétaire dudit portable ». Dans ce cas précis, tout le monde se disait :

« NON, ce n’est pas possible. Il va finir par se réveiller, quelqu’un va finir par se lever et lui mettre un direct dans l’estomac. »

Mais pour la plupart, les gens sont des grands optimistes. Ils attendent toujours que quelqu’un d’autre fasse le sale boulot à leur place. Et quand tout le monde attend, il ne se passe pas grand-chose.

Cette flopée de souvenirs inoubliables m’a fait du bien. J’avais besoin de me plaindre.

Curieusement, de toutes mes mauvaises expériences en auberge, les chiants de service des exemples que je viens de citer étaient tous des français. Je dis ça, je dis rien, hein !

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